Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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09/08/2017

                                                                                                      Page complétée le 11 mars 2016

La mort chrétienne

 

 

La mort chrétienne:

Décès de Madame Jaffrennou

La mère du directeur d'ar Bobl, Mme Jaffrennou, née Anne-Marie Ropars, est décédée samedi 26 avril, à son domicile au bourg de Carnoët. Elle était âgée de 73 ans. Elle était née au hameau de Hellaouet en Bolazec le 9 novembre 1839. Elle était la fille de M. François Ropars, maire de Bolazec et de Marianna Le Tallec. Elle épousa en 1875 M. Claude Jaffrennou, notaire à Carnoët. Elle est décédée après être restée couchée un mois durant. Jusqu'à sa dernière heure, elle supporta la maladie avec un courage sans pareil et une confiance absolue dans  la volonté de Dieu

"S'il plaît à Dieu de me rappeler à lui, disait-elle, je suis prête". Elle reçut l'Extrême-Onction sans manifester la moindre peur. Une vie droite, fertile en bonnes actions de toutes sortes et l'amour de Dieu et des pauvres, l'ont préparée à se présenter en paix devant le trône du Juge suprême.

  Mme Jaffrennou fut, on peut l'affirmer, une femme de grand savoir et d'un esprit ouvert à toute nouvelle connaissance. Elle lisait, étudiait et écrivait beaucoup. Sa plume était légère et douce et ses lettres en français, pour la plupart, étaient rédigées comme celles des écrivains professionnels.

 Elle avait une prédilection pour les belles choses de son pays. Elle aimait la Basse-Bretagne du fond du coeur et transmit à son fils, dans sa jeunesse, son savoir et son amour, en lui contant des histoires du temps passé qu'elle connaissait à merveille, en lui enseignant le breton, la langue qu'elle parlait et  aimait avant toutes les autres. Une petite complainte, parmi toutes celles, douces, qu'elle avait créées, fut imprimée dans Ar Vro; toujours humble, elle ne voulut pas signer de son nom. Elle préférait se consacrer de tout coeur à la "galaxie" bretonne; elle cotisait à chaque oeuvre bretonne. Elle était abonnée à tous les bons journaux.

De son petit coin isolé, elle observait avec satisfaction le réveil de la Bretagne. Mme Jaffrennou prêtait attention, sans faire de bruit, aux oeuvres des bardes, qui lui procuraient de la fierté et touchaient beaucoup son coeur, attendri par son accession au rang de Bardesse d'honneur en 1910.

Ce n'est pas seulement M. Jaffrennou père qui a perdu une épouse sans pareille, une compagne fidèle et appliquée, le barde Taldir une saint mère aimante. Nous pouvons dire qu'avec Anne-Marie Ropars, c'est une  Bretonne de pure tradition, comme il n'y en a pas beaucoup, que nous  enterrons.

 Au nom des amis de ce journal, nous adressons nos condoléances émues à M. Jaffrennou, de Carnoët, M. et Mme  François Jaffrennou, de Carhaix, à sa soeur, Mme Fercoq et à son frère, M. F. Ropars.

   Un vieil ami

 Traduction: Jean Yves Michel, juillet 2013

 

 

[PNG] décès Mme Jaffrennou 1 437 3 mai 1913

[PNG] décès Mme Jaffrennou 2 437 3 mai 1913

 

Ar Bobl, n° 437, 3 mai 1913

 

   Mais, à l'époque, même la plupart des anticléricaux n'osent  braver l'Eglise au moment de leurs funérailles.

 C'est le cas, en 1908, de l'ancien maire (1900-1906) et l'ancien conseiller général (1898-1904) de Carhaix, le minotier et marchand de grains Eugène Anthoine, qui flirta un moment avec le radical-socialisme.

 

 

[PNG] notice necrologique Anthoine 15 avril 1908l

                                                                                                 La Dépêche de Brest, 15 avril 1908






Dernière modification le 11/03/2016

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