Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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14/07/2018

                       Page complétée le 15 décembre 2014, le 6 mars et les 11, 12, 21 avril 2018


Cette page contient des entrefilets concernant les communes de Carhaix, Plouguer, Plonévez-du-Faou, Plourac'h, Plounévez-Quintin


6) Le goût du progrès

a) L'agriculture

Plounévez-Quintin, 1907 

 

Plounevez-Quintin - Eur c'honkour terri havrek

An Aotrou Job Poezevara, merour en Keraudren parrez Plouneve-Kintin, a noa lakeet en e sonj ober eun c'honkour erer etre labourien-douar evid terri havrek en eum waremm vraz a 15 devez-arat a zo deuz e veredi. Peb arar a devoa tri c'hart devez-arat da zifounta. Bea oa eno pemp arar varnugent, ha deuz peb hini c'houec'h ha seiz a gezek.

Kaër a oa gweled an holl dud-ze krog asamblez el labour, bea oa o sellet ouspenn 500 a dud deuz ar c'hontre a dro var dro. Goude an havriadek zo bet galoupadek kezek hag eur pred-braz a 300 a dud, servijet gant Pier Allain, deuz Rostren

Plounévez-Quintin - Un concours de défrichage

M. Poezevara, métayer à Keraudren en Plounévez-Quintin, s'était mis en tête d'organiser un concours de charruage entre cultivateurs dans le but de défricher une garenne de 15 journaux appartenant à son exploitation. Chaque défricheur devait défoncer trois quarts de journal. Il y avait sur place 25 charrues et pour chacune six et sept chevaux.

 C'était un spectacle magnifique que ces travailleurs entreprenant ensemble le travail au point que plus de 500 personnes du coin étaient venus le contempler. Après le défrichage, il y eut une course de chevaux suivie d'un grand repas servi à 300 personnes par Pierre Allain, de Rostrenen

Ar Bobl, n° 143, 22 juin 1907 Traduction: Jean Yves Michel, mai 2014

 

Plouguer, 1904

 

Plouguer - Enor goneet

An Aotrou Cougard, doc'h Plouguer, an neuz bet eun dried priz, pevar-ugent lur, ebarz konkour labour-douar Kemper evid implich mad an temz "nitrate de soude" da brodul gwiniz. Hon gourc'hemennou d'aon

Plouguer - Lauriers remportés

M. Cougard, de Plouguer, a obtenu le troisième prix, 80 francs, au concours d'agriculture de Quimper, pour l'emploi judicieux de l'engrais "nitrate de soude" dans la production de froment. Nos félicitations.

Ar Bobl, n° 14, 24 décembre 1904 Traduction: Jean Yves Michel, mai 2014

 

 

De la betterave à sucre dans le Poher ?

 

Pehini ve ar binvidigez-ze ?  Ar boetrabez-sukr !

   Varlene, d'ar c'houlz blâ-ma, eun neubeud tud pinvidik o doa esaet sevel etrezo eur genvreuriez a gonverz evid produi sukr boetrabez en Breiz-Izel.

   E-barz hanter-noz Frans, a ve graet sukr gant boetrabez. Mez n'eus ket hanter a zouarou evid planta boatrabez, ha ma karfe labourerien-douar Breiz-Izel, an ijinerez-ze, a zeufe ive en hon touez-ni hag a vefe eur rekour braz evidomp.

     Ar sosiete a oa bet var ar poënt d'en em kroui, he dije roet d'al labourerien-douar temz ha had evid mann, var dro fin miz Ebrel, da lavaret eo 20 lur had dre zevez arat ha 600 lur temz chimik. Peb labourer-douar en dije roet diskarg deuz an avansou great d'ezan ha pa vije deut da zigaz e voetrabez e vije bet diskontet ar priz d'ezan. Paeet e vije bet ar boetrabez sukr etre 10 hag 11 lur ar 1000 lur beteg 8 degre dansite. Ar boetrabez a vije pouezet ha paët dustu ebarz ar gar dosta euz chomach al labourer-douar.

   An uzin sukr a vije bet savet en Gouarek, en Rostrenn pe en Keraez.

    Sethu eno petra oa mennoz eun toullad tud a skiant. Evitan da veza bet daleet, n'eo ket kollet, ha marteze 'momp ar blijadur da rei kelou mad divar ze araok nemeur.

   Fanch

Quelle est cette richesse ? La betterave à sucre...!

    L'an dernier comme cette année, quelques personnes fortunées ont tenté de créer une société commerciale ayant pour but de produire du sucre de betterave en Basse-Bretagne.

     Dans le Nord de la France, on fabrique du sucre à partir de la betterave. Mais le Nord ne possède pas la moitié des terres nécessaires et j'aimerais que les cultivateurs bas-bretons les plus ingénieux nous rejoignent afin de nous aider.

   La société avait été sur le point de naître, elle aurait fourni gratuitement aux cultivateurs engrais et semences vers la fin d'avril, sur la base de 20 francs de semences par journal de terre (1) et 600 francs d'engrais chimique. Chaque cultivateur serait dispensé des avances qui seraient déduites de la somme à la livraison des betteraves sucrières. Celles-ci seraient payées entre 10 et 11 francs la demi-tonne jusqu'au degré 8 de densité. Les betteraves seraient pesées et payées immédiatement à la gare la plus proche du domicile du cultivateur. Une sucrerie serait construite à Gouarec, Rostrenen ou Carhaix.

    Voilà donc le projet nourri par des hommes de science. Même si son exécution a été retardée, l'idée n'est pas perdue et peut-être aurais-je le plaisir de vous donner de bonnes nouvelles avant peu.

François


Ar Bobl, 4 mars 1913 Traduction: Jean Yves MICHEL, avril 2018

 

(1) le journal de terre vaut un demi-hectare, ou 50 ares, ou 5000 mètres carrés

La betterave à sucre n'a jamais été introduite dans le Centre-Bretagne

 

 Les vêtements

[PNG] les classes sociales 416 7 déc 1912 pub vetements.PNG

Encart publicitaire paru dans   Ar Bobl, n° 416, 7 décembre 1912

 

[PNG] machine à tricoter 388 01 06 1912.PNG

 

Encart publicitaire paru dans Ar Bobl, n° 388, 1er juin 1912

(Machine Singer, premier prix remporté dans toutes les expositions. Vendue à Carhaix, 8 rue Brizeux"

 

b) L'aide sociale

Plonévez-du-Faou: l'aide aux déshérités..

 

 

 « Roi a ra tammigou sikour d’ar paour karget ar famill, roi a va dar merc’hed iouank o deuz en em zizenoret, n’ankouanac’ha ket an dud koz pe mac’hagenet. Droajou an dud paour a dlefe beza droajou sakret. Ar Prefed a zo leun a gof, na zonj ket kalz e peorien an departamant – Loeiz ar Floc’h»

« Accordez une aide, aussi mince soit-elle, au pauvre chargé de famille, secourez les jeunes  filles qui se sont déshonorées, n’oubliez pas les vieilles gens ou les estropiés. Les droits des pauvres devraient être sacrés. Le Préfet est si repu qu’il ne songe pas beaucoup aux pauvres du département »
Ar Bobl, N° 216, 13 février 1909 Traduction: Jean Yves Michel, août 2012

 

La santé

 

[PNG] pub dentiste carhaix 352 23 sept 1911

 

                                                                                          Ar Bobl, n° 352   23 septembre 1911

 

[PNG] pub vin fortifiant 07 06 1913                                                

                                                                                        Ar Bobl, 7 juin 1913

 

Traduction: "Force et santé pour les enfants qui boivent le vin du Père Debreyne, de la Grande Trappe de Mortagne (Orne).

    Plein de phosphates, le vin du Pére Debreyne, médecin de la Grande Trappe,  facilite la croissance des enfants, donne une bonne constitution, de la  santé et de la force aux adolescents et  fortifie les gens âgés.

     Un litre: 90 sous" (1)

(1) 1 real = 5 sous; 1 Franc (-or) = 20 sous = 100 centimes; 1 franc = 4 réaux; 14 réaux = 3,5 Francs

c) La scolarisation:


« Kaset ho pugale d’ar skol !

   Heb gouzout lenn, skriva  reiz ha divank, ar vuez n’eo  nemed eur purkator en amzer a ren. A gwella sikour d’a rei d’ho pugale eo ober d’ezhan heuil aketus ar c’hlastou primaër beteg kaout e « santifikat »
(« Envoyez vos enfants à l’école ! Si l’on ne sait pas lire, écrire correctement, la vie ici-bas n’est qu’un purgatoire  par les temps qui courent. Le meilleur service que vous puissiez rendre à vos enfants est de leur faire suivre assidûment les classes primaires jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur certificat »)
Ar Bobl, n° 423, 25 janvier 1913

 

Plourac'h

 Plourac'h - Eun ti-skol mar plich ?

Marteze n'eus ket eur barroz all en hon bro hag a ve kont ennhi evel en Plourac'h, kanton Kallak. Eno 'zo eur skolaër, an Ao. Callac eo hanvet, hag a zo eürusa den a zo emesk ar skolaërien pegwir eo paët heb e ve red d'ean ober skol, memez gant ar volonte vad, pegwir, siwaz, n'eus ti-skol e-bed.

Ouspenn eiz vla zo, n'eus ket moien da ober skol en ti-skol, pehini a gouez en e boull eun tammik bemde. N'eus netra nemed  sal ar maëri en eur penn dioutan. Pad eun neubeud amzer, an Aotrou Callac a neuz dalc'het ober skol d'ar vugale en eur c'hraou bet aranjet, mez ben ar fin ar gerent a zihannaz da zigas o bugale hag ar re a c'hoantae skoliata o bugale a gase anê da Garnoët pe da Volazek.

Mez arabat d'eo lakaat hepken ar bec'h hag an tamall deuz ar situasion a zilez en pehini e ma an diskadurez en Plourac'h: var gein ar memez re, var gein ar maër, pe ar c'honsaill, pe ar skolaër. Red eo lavaret an traou evel a maint. Neb a zo koupabl eo da genta tout an Inspektor, mez koupabl eo ive ar c'honsailler arondisamant, ar c'honsailler jeneral, an depute, pegwir ne daolont pled a-bed deuz Plourac'hiz, ha ma reont ket eur gammed evid lakat ober d'ê eun ti-skol deread, gant daou vestr-skol da vihana.

 Plourac'h - Une école, s'il vous plaît ?

Peut-être n'existe-t-il pas dans notre pays une commune comme celle de Plourac'h, dans le canton de Callac ? Il y a là un instituteur, M. Callac, le plus heureux de tous les instituteurs, puisque,  même avec la meilleure volonté, il ne peut faire  la classe mais  reçoit son traitement, parce que, hélas, il n'y a pas de maison d'école.

 Depuis plus de 8 ans, il est impossible d'enseigner dans une maison d'école qui s'écroule chaque jour un peu plus. Il n'y a qu'une salle de mairie à l'autre bout du bâtiment. Pendant quelque temps M. Callac était d'avis de faire la classe aux enfants dans une crèche arrangée, mais, à la fin, des parents cessèrent d'y envoyer leurs enfants, et ceux qui voulaient scolariser les leurs les emmenèrent à Carnoët ou à Bolazec.

  Mais il est inutile de répandre la dispute et de multiplier les accusations concernant la situation de l'enseignement à Plourac'h: les coupables sont toujours les mêmes, le maire ou les conseillers municipaux ou l'instituteur. Il faut dire les choses comme elles sont. Celui qui est le tout premier coupable est l'Inspecteur d'Académie, mais sont également sur la sellette le conseiller d'arrondissement, le conseiller général, le député, parce qu'ils ne prêtent aucune attention aux habitants de Plourac'h et qu'ils ne font pas un geste en leur faveur pour l'érection d'une maison d'école convenable, avec au minimum deux classes.

 Ar Bobl, n° 161, 26 octobre 1907
Traduction: Jean Yves Michel, juillet 2014

 

d) La lumière électrique

 

Duot - Sklerijenn !

  Prometet e oa bet da Duodiz e vijemp bet sklerijennet. An tour-tan a vije roet d'emp a dlee dalla an dud dre eur sklerijenn lugernus. Touell !!. An tour-tan a zo eur c'hoz lutik, gantan eur tok kern hir hag eul liviten uzet.

Duault - De la lumière !

On avait promis aux habitants de Duault qu'ils bénéficieraient d'un éclairage électrique. Un "phare" qui devait éclairer de manière aveuglante devait être construit. Illusion ! Le "phare" est un vieux lumignon, ressemblant à une redingote usée surmontée d'un fond de chapeau allongé.

Ar Bobl, n° 62, 25 novembre 1905 Traduction: Jean Yves Michel, octobre 2014

 


 

Keraez - Neubeud a c'houlou

Kalz a vagou-houarn a zo dre ruiou Keraez evid elumi ar goulou deuz an noz, mez gwall neubeud a sklerijenn a zeu dioutê. Bout a zo ruiou dra na weler taken ennê eur wech kouet an noz. Perag n'eus ket muioc'h a sklerijenn en Keraez ? Kallak a zo eur gear vihannoc'h 'vid Keraez, hag a zo dija sklerijennet gant "acétylène". Meur a gear vihan he deuz brema memeuz goulou elektrik. Esperout a rer na zaleo ket Keraez da gaout ive ruiou eun tammik êsoc'h bale dre ennê an noz

Carhaix - Un peu de lumière

Les bicyclettes sont assez nombreuses par les rues de Carhaix pour qu'on y utilise des réverbères, mais on n'y dispose que de si peu de lumière. Dans bien des rues on n'y voit goutte une fois la nuit tombée. Pourquoi n'y a-t-il pas davantage de lumière dans Carhaix ? Callac est une bien plus petite ville que Carhaix et est déjà éclairée à l'acétylène. Plus d'une petite ville dispose même de la lumière électrique. Espérons que Carhaix ne tardera pas à disposer de rues un peu plus faciles à emprunter la nuit..

Ar Bobl, n° 1, 24 septembre 1904 Traduction: Jean Yves Michel, octobre 2013

 

e) le service de la poste

 

Keraez - Sevich ar post

En Keraez a zo bet goullet pell-zo ma vije laket eur fakteur all da zikour an hini a zo brema o kas al lizerou dre gear. Eun dra druezus eo gweled eun den oajet mad, oc'h ober ter gwech bemde, gant eur zamm pounner tro eur gear a dri mil dud. Kement-se na va gwelet neblec'h all a-bed. Piou zo kaoz oa ve ket akordet eur fakteur all da Geraez dustu ?

  Unan bennag a labour zur a-eneb, rag ar c'honsaill e-heun an neuz goullet ive, ha bevech, sed ema ar respont: "Allaz, tudou keaz, an arc'hant eo a ra defot. N'allfe ket Post an Departamant paëa d'ach eur fakteur all. Mar gav d'ach oc'h servijet gwall difoun, gantoc'h eiz liur varnugent ho po eurz da gerc'hat ho lizerou deuz guichet ar ti-post". An dra-ma a zo eun gont skler. Paët hag e vec'h servijet. Mez ma karfe an dud tout paëa eiz varnugent lur ar bla vid mond da dapet o lizerou tre d'ar post benn ar fin e vefe kuit ar Postou da gaout fakteurien da gas anê d'an tier. Ze vefe komod !

  Dond a refomp c'hoaz var ar giston-ze, rag ouspenn hon interest ni hon-henn e velomp enni; boud zo ive interest ar gear a-bez hag hini ar fakteur a ra e zever gand kemend a zevouamant

Carhaix - Le service de la Poste

A Carhaix, la question de créer un deuxième poste de facteur, qui puisse aider l'unique facteur actuel à livre les lettres est fort ancienne. Il est cruel de voir un homme âgé, faire, avec une lourde sacoche, trois fois par jour, le tour d'une ville de 3000 habitants. Pareille chose n'a été constatée nulle part ailleurs. Qui empêche qu'un facteur supplémentaire soit accordé immédiatement à la ville de Carhaix ?

 Quelqu'un, certainement, travaille à rebours car le conseil municipal lui-même a fait la demande, plus d'une fois; voici la réponse obtenue:" Héla, mes pauvres, pas d'argent.  L'administration postale du Département ne peut salarier un autre facteur.. Si vous voulez un service postal sans défaut, versez 28 francs par an et vous pourrez venir prendre vos lettres au guichet de la poste ". L'affaire est claire ! Payez et servez-vous. Mais si tout un chacun accepte de payer 28 francs par an pour pour pouvoir prendre son courrier à la poste, en fin de compte, plus besoin de facteurs. Ce serait commode pour les Postes.

   Nous reposons la question, car, outre notre intérêt, à nous "clients", il y a celui de la ville toute entière et celui du facteur actuel qui remplit sa tâche avec beaucoup de dévouement

 Ar Bobl, n° 4, 15 octobre 1904
Traduction: Jean Yves Michel, juillet 2013

 

 

  Un avenir prometteur

 

Amzer aour

 Eun den brudet braz, EDISON, en deus diouganet an deiou-ma, meur a-dra kiriuz. Lavaret a ra stard, penoz ar vapeuriou a raio plas d'ar gweteriou dre luc'hed, penoz an dir a gaso ar c'hoat e-kuit. An tiez a vo great en dir pe en simant, al listri-brezel a vezo chanchet ivez hag ar re a neuio dindan an dour a vezo ar gwella. Al levriou a vezo great en nikel, e giz-ze al leoriou-ze a bado pell ha deuz an tu all na gouskont ket ken ker hag ar paper. An telephon ivez a vezo chanchet, en eur gir, araog triugent vla aman an oll draou a vo chanchet war an douar. Beza a vezo eur mekanik en pehini a vezo laket mezer, neud, boutonou ha paper, ha dre ar penn all a deuio er maëz eun dillad nevez prest da wiska. Neb a vevo a welo. Da c'hortoz, greomp gant ar sort-so"

Un temps doré

Un homme très connu, EDISON,  a prophétisé ces temps-ci, des choses qui susciteront la curiosité. Il a fermement affirmé que les moteurs à vapeur céderont la place aux voitures électriques, que l'acier éclipsera le bois. Les maisons seront construites en acier ou en ciment, les navires de guerre seront transformés et les meilleurs seront les sous-marins. Les livres seront en nickel, de cette manière, ils dureront longtemps et d'un autre côté ils coûteront moins cher que les livres de papier.  Le téléphone aussi sera transformé, en un mot d'ici 60 ans, sur la terre tout aura changé. Il y aura une mécanique où on enfournera du drap, du fil, des boutons, du papier et à l'autre extrémité sortira un vêtement neuf prêt à être porté. Qui vivra verra. En attendant, faisons avec ce que nous avons"

Ar Bobl, 5 août 1911 Traduction: Jean Yves MICHEL, mars 2018

 

 

  Engrais marin pour les uns, loisirs balnéaires pour les autres...

 

Keraez unanet da borz-mor Montroulez

Eun neubeud deiziou zo eo bet echuet al linen evit mond deuz gar Montroulez beteg ar porz. Al linen-ze a zo ijinet mad; bea zo railiou evit train braz ha  ar re all evit Keraez. Deuz ar mod-ze, train Keraez a c'hello mond beteg ar c'hae evid kemer an temzou-mor pe ar marc'hadourez digaset gant ar batimanchou. Neubeutoc'h a zispign e vo egiz-ze, rag beteg breman e oa red diskarga al listri ebarz ar c'hirri evit o digas beteg ar gar, ha diskarga ar c'hirri ebarz ar bagoniou.

   Breman zo mennek da hirraat al linen-ze betag Plestin en eur dremen dre Blougasnou. Tud Keraez a c'hello mond var ribl ar mor hep disken deuz an train

Carhaix relié au port de Morlaix

  Il y a quelques jours a été achevée la ligne de Morlaix-ville à son port. Cette ligne a été bien pensée; des rails pour le grand train et pour la voie métrique Morlaix-Carhaix. De cette façon, les trains de Carhaix pourront aller jusqu'au quai pour y prendre du maërl ou des marchandises amenées par les navires. Ainsi on perdra moins de temps et de peine, car, juqu'à maintenant, il fallait décharger les cargaisons des navires dans des charrettes, qu'on menait jusqu'à la gare pour transférer leur contenu dans les wagons.

     Aujourd'hui, il y a un projet de prolonger cette ligne jusqu'à Plestin-les Grèves via Plougasnou. Les gens de Carhaix pourront aller sur la côte sans descendre de train.

Ar Bobl, 3 mai  1906 Traduction: Jean Yves MICHEL, avril 2018

 

 

Mais Taldir s'insurge contre le déclin des vieilles coutumes....

 

Viou Pask

   Ar c'hiz da rei viou pask livet e ruz, e gwer, e glaz, a zo koz, ha gwechall, deiz ar viou-ze a oa eur gouel kaër. Ar veleien a vennige ar viou, evel ma vennigont hirio ar beuz pe ar palm, da c'houel ar bodig beuz. Da weliou Pask, an dud a vije mall ganto kas viou d'o mignoned, ha reseo ive diganto.

   Ar c'hiz koz ha brao-ze, a goll bep bloaz tachen, evel kalz a c'hiziou-all, hag an dra-ze ne ra ket kalz a brofit d'ar c'honverz hag ar blijadur, eleac'h kreski, a ia vihannaat, dre ma ia ar c'hiz d'an traon

Les oeufs de Pâques

   La coutume de donner des oeufs de Pâques  peints en rouge, en vert, en bleu, est ancienne et autrefois, le jour des oeufs était l'occasion d'une belle fête. Les prêtres bénissaient les oeufs comme ils bénissent aujourd'hui le buis ou les lauriers lors de la fête des Rameaux.A Pâques, les gens s'empressaient d'apporter des ouefs à leurs amis et en recevaient de ces derniers.

   Cette belle et ancienne coutume perd du terrain chaque année comme beaucoup d'autres usages et cela n'engendre pas beaucoup de bénéfice au commerce, et le plaisir, au lieu de croître, va diminuant de pair avec  l'étiolement de la coutume...

Ar Bobl, 2 avril 1910 Traduction: Jean Yves MICHEL, avril 2018







Dernière modification le 21/04/2018

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