Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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09/08/2017

La Séparation

 

Au Parlement – « M. Julien Goujon, progressiste [1], rappelle la parole de Jules Ferry : « la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la suppression du budget des cultes seront, avec une guerre continentale, le plus grand malheur qui pût arriver à la République »

Ar Bobl, n° 30, 15 avril 1905

[1]  Député de droite conservatrice 

   Jules Ferry était, lorsqu'il exerçait le pouvoir, soit comme Chef du Gouvernement de la République, soit comme Ministre de l'Instruction publique, un homme de gauche, que la droite d'alors vouait aux gémonies. Vingt ans plus tard, il semble que Ferry, principal organisateur de l'"école sans Dieu" trouve grâce aux yeux des conservateurs.

 Les Conseillers généraux sont appelés à approuver ou désapprouver la Séparation au cours des années 1904-1905; ainsi de ceux du Finistère..

[PNG] Separation Voeu conseillers generaux 29 A avenir Morbihan 10 mai 1905.PNG[PNG] Separation Voeu conseillers generaux 29 B avenir Morbihan 10 mai 1905.PNG
L'Avenir du Morbihan, 10 mai 1905
  
    On notera que, au sein de la grosse quarantaine (43 exactement) de conseillers généraux finistériens, une petite moitié s'est élevée, par écrit, contre la Séparation et pour le maintien du Concordat.
  Au sein de ces réactionnaires, on s'étonne de trouver les noms de Dubuisson, député-maire radical de Châteauneuf-du-Faou, et surtout de Lancien, conseiller municipal de Carhaix, qui, élu au Conseil général en 1904 grâce aux suffrages de droite, s'est écrié le soir même de son élection: Vous avez élu un homme de gauche !"

    A Botmeur, le recteur ne craint pas de demander l'opinion de chaque chef de famille. Comme il n' a retenu et conservé que les réponses favorables à l'Eglise, pour obtenir le nombre des opposants de chaque catégorie sociale, il n'est que de dépouiller le cahier de recensement de 1906. On obtient ainsi le graphique ci-dessous:

On imagine cet ecclésiastique aller de porte en porte par de très mauvais chemins, exposer le but de sa visite, se heurter à des visages de bois ou à des portes fermées...

 

 La quête: Carnoët, la Feuillée, Cléden-Poher

« Ar skol mod nevez » [1]

Une « narration » (orthographe respectée) :

« Chère ami, à quoi sert nos pardons ? Tu demandes, je pense, à quoi cela sert aussi. Un poulailler dans la chapelle Saint-Gildas [2], pour la fin de la messe, sert à mettre la volaille que les paysants apportent au saint pour s’engraisser, et la longue table pour recevoir le beurre et le crin des pauvres paysants qui croient qu’il a besoin de toutes ces choses, alors qu’il sert à engraisser les curés à gros ventres »

Ar Bobl, n° 72, 3 février 1906

 [1]  « Une école à la nouvelle mode » (traduction)

[2]  Chapelle située en Carnoët ( Canton de Callac, Côtes d’Armor)

 

   Taldir se fait l'écho de l'hostilité des "dîmes" en nature, hostilité qui nourrit un anticléricalisme prompt à resurgir..

A la Feuillée, au printemps 1906, le trésorier de la fabrique paroissiale reçoit, du maire, ce poulet :

                                   « Monsieur le Trésorier,

                              J’ai l’honneur de vous rappeler que les quêtes de toute nature sont interdites dans la commune pour les personnes non autorisées par le maire.

                             Je vous informe donc que si vous désirez faire la quête de beurre à l’occasion de la Saint-Jean, vous aurez à vous munir de l’autorisation municipale ; dans le cas où vous croiriez devoir vous dispenser d’accomplir cette formalité, je dois vous prévenir que cette quête ne sera pas tolérée. » .

[1]   Archives du presbytère de la Feuillée, 17 juin 1906

Le recteur met alors au point une déclaration de non-belligérance au bas de laquelle le maire n’aurait plus qu’à apposer sa signature :

                  «  Je, soussigné J. Salaün, maire de la Feuillée, promets de ne plus chercher à mettre obstacle aux quêtes qui se font d’usage dans la paroisse, ainsi que de ne plus rien dire ni rien faire pour dissuader de venir en aide aux frais du culte.

                    La Feuillée, le         juin 1907 » 

              Mais le maire refuse d’aller à Canossa ; sur la même feuille, il répond :

            « Ne pouvant donner satisfaction à votre demande en refusant de signer, j’ai l’honneur de vous annoncer que je vous laisse libre comme par le passé de célébrer la fête de Saint-Jean à votre guise […] Je vous défends expressément de dire en chaire ou à l’église que ce sera par ma faute si vous ne faites pas de pardon car je n’ai point dit ni fait pour interdire la fête, vous êtes le maître sur ce point, mais ne blâmez pas les autres.

           Recevez, M. le Recteur, l’assurance de mon profond respect.

                    Salaün »

 Archives du presbytère de la Feuillée, juin 1907

 

. Le curé de Cléden note : « Quête des prêtres – M. le Vicaire a toujours fait la quête. M. le Recteur la faisait aussi dans le temps. M. Kescaven, devenu âgé, la laissa de côté, il y a une dizaine d’années. Voyant que je ne pouvais nouer les deux bouts de l’année (vu la suppression du traitement) j’ai pris sur moi de rétablir la quête du recteur. Je l’ai faite en quatre jours et partout, à part à Trémillo, j’ai trouvé bon accueil » 

    La chute des revenus est dûe à plusieurs causes: la suppression du traitement des prêtres, qui doivent vivre des dons de leurs paroissiens et d'"impôts" nouveaux (la "quête du recteur") ou alourdis (le prix des chaises, des enterrements, etc). Mais il y a aussi le mauvais vouloir des locataires des "biens d'Eglise" qui s'imaginent volontiers que les loyers ont été abolis lors de la Séparation...

     L’intrusion provocatrice dans l’église :

La Feuillée : en 1907, la paroisse est mise en interdit par l’Evêque « en raison de la profanation sacrilège dont se sont rendus coupables, à l’intérieur même de cette église, un certain nombre d’habitants de la paroisse […] Cause : la fête patronale du 24 juin. Le maire n’ayant pas voulu s’engager à empêcher des manifestations hostiles ou inconvenantes, le Recteur décida de supprimer la procession. En signe de protestation, des mécontents organisent un simulacre de procession, en tête de laquelle on menait en laisse un renard enrubanné ; le cortège parcourut les rues et, suivi de la foule, pénétra dans l’église où se commirent de graves irrévérences, pendant que, par ordre du maire, les cloches sonnaient à route volée »

Semaine religieuse de Quimper et du Léon, 12 juillet 1907

 



 Les inventaires

LES "BIENS VOLES"

 

"Dans notre diocèse, il se rencontre beaucoup d'églises dont les biens, maisons, champs et prés sont loués à de pauvres familles, qui ne pourraient actuellement renoncer à leurs baux sans s'exposer à la misère noire"

SRQL 4 janvier 1907

 

Lettre de la Préfecture du Finistère annotée par l'abbé Corbel, recteur de Motreff, archives du presbytère de la paroisse.

 [PNG] Corbel Motreff red 

 

 

"Ere de persécution, rectorat de M. Corbel, Préfectorat du sinistre Ramonet, Préfet  ... Nous, recteur de la paroisse de Motreff,regardons comme non avenus ces lettres comminatoires"

Signé: A. Corbel, recteur,

 

« Séance extraordinaire tenue au presbytère de Motreff le mardi 11 décembre 1906, jour où les biens de fabrique ont été mis sous séquestre, à savoir un champ dit park Sant Per situé au Cosquer et la lande de Kergorlay près de Saint-Leuffroy. Voici la protestation de M. le Recteur au Receveur de l’enregistrement demeurant à Carhaix. Elle a été lue au portail de l’église devant les conseillers de fabrique :

« Nous, Recteur et membres du conseil de la fabrique de l’église de Motreff, fidèles à suivre les directives du Souverain Pontife Pie X et voulant rester unis à notre évêque, le vénéré Mgr Dubillard, Evêque de Quimper et Léon, déclarons que nous ne remettrons les biens de notre fabrique qu’à l’Evêque de Quimper et Léon ou à son délégué et protestons d’avance contre toute dévolution qui serait faite de ces biens à n’importe quelle association malgré nous et en violation des lois de l’Eglise »

  Journal du recteur Corbel, 1906

  En janvier-février 1906, le sous-préfet de Châteaulin tâche de dresser un tableau par commune des difficultés que peuvent susciter les inventaires.. Voici quelques-unes des supputations du représentant de l’Etat républicain:

  « Carhaix – Les sœurs qui dirigeaient l’école privée sont restées. La population est absolument indifférente. Le curé de Carhaix prêche la résistance à outrance mais n’a aucune influence. Aucune personnalité notable pour organiser la résistance »

 

« Châteauneuf-du-Faou – Population fanatique. Une opposition peut se produire. Rien n’a été organisé mais la mesure soulèvera une certaine surexcitation – 26 janvier 1906 »

« Plonévez-du-Faou – Comme le desservant prêche ouvertement la résistance à outrance et en raison de manifestations assez sérieuses lors des dernières élections (conseil général, députation, municipales), peut-être serait-il convenable de réclamer le concours de la brigade à cheval de Carhaix »

 

« Motreff – Le desservant est décidé à susciter une résistance passive en convoquant tous les pratiquants à l’église le jour de l’inventaire. La population est, de plus, sous l’influence de M. de Réals, de Rostrenen, qui serait disposé à appuyer l’attitude prise par le recteur. Population absolument cléricale et dont le manque de sobriété pourrait avoir des conséquences – 2 février 1906 »

 

« Cléden-Poher – M. le comte du Laz, propriétaire de la presque totalité de la commune, est maître de la population. C’est un homme d’un caractère violent. D’autre part, le desservant m’a paru très irrité. A part trois ou quatre républicains, la population est tout à fait cléricale – 1er février 1906 » 

  Inventaire des biens immobiliers et mobiliers des établissements religieux, déroulement et opérations, arrondissement de Châteaulin, archives départementales du Finistère, 2 V 13

            Ces prévisions se révèlent en grande partie infondées ; les troubles ne se produisent pas là où le sous-préfet les craignait :

           « Carhaix, 5 février 1906 : inventaire de l’église de Carhaix en présence de M. Quiniou, curé et du conseil de fabrique. M. Quiniou a lu une courte protestation ; peu de fidèles ; aucun incident »   

Ar Bobl, n° 73, 10 février 1906 


          Au 10 mars 1906, le sous-préfet de Châteaulin fait ses comptes. Si les inventaires ont été menés à bien à Carhaix, Cléden, Kergloff, Plouguer, Plounévézel, Saint-Hernin, Châteauneuf, Collorec, Landeleau, Huelgoat, Locmaria, Plouyé, la résistance de la population a provoqué leur report à Plonévez-du-Faou et Loqueffret . A la Feuillée, « sur refus du vicaire d’ouvrir la sacristie, la porte a été enfoncée »    Archives départementales, 2 V 13  .

Les instituteurs, priés de participer aux opérations d’inventaire, se défilent ; ainsi celui de Motreff : « Mon concours à cet inventaire eût causé un grand préjudice à l’école des filles dirigée par ma femme, car l’esprit de la population est foncièrement religieux et la concurrence impossible – signé : Rannou »  . Archives départementales, 2 V 21 

A Poullaouen, le 12 mars 1906:

  "(Les inventaires) furent menés par M. Guétras, Receveur de l'Enregistrement à Carhaix, assisté par M. Sibiril François, Receveur-buraliste à Poullaouen et M. Carré François, négociant et secrétaire de mairie. M. Com, Recteur ni aucun des conseillers paroissiaux, ne parurent à l'inventaire.

  M. François Bellec, Maire, pour faire acte d'anticléricalisme, se crut obligé de paraître.

  Comme s'il lui tardait de livrer les biens de l'église au gouvernement, il conduisait le séquestre dans l'église, ouvrant les armoires des bannières et autres.

   Peu de personnes malheureusement vinrent à l'église protester par leur présence contre l'acte de spoliation que l'on consommait. Celles qui en eurent le courage, chantèrent quelques cantiques pour protester"

Journal du recteur Com, année 1906, archives du presbytère de Poullaouen


 Si le clergé de Berrien vient à résipiscence le 23 novembre 1906,  c’est à Landeleau et à Spézet que les heurts les plus aigus se produisent . Les « blancs » de Landeleau  bombardent de pierres les gendarmes et le commissaire de police qui réagissent en arrêtant le vicaire Le Dantec à qui sont passées les menottes. La réaction de l’Evêché ne se fait pas attendre :

           « Comme en 1810, la paroisse de Landeleau a été mise en interdit ; à l’époque, en raison des vexations subies par le Recteur Le Bozec de la part du maire. Aujourd’hui, en raison des poursuites judiciaires contre le Recteur Lein et de l’arrestation du vicaire Le Dantec, emprisonné à Châteaulin. L’Evêque a donc supprimé tout service religieux dans la paroisse. Le Recteur Lein a comparu devant le tribunal correctionnel de Châteaulin, inculpé de  « rébellion et excitation à la résistance, d’outrages au maire et à un gendarme » ; il a été condamné à 200 Francs d’amende sans sursis.

  Le vicaire Le Dantec est condamné à un mois de prison sans sursis ("Il a déclaré au maire: "Vous êtes saoûl comme d'habitude ! Il est toujours plein !"" (Minute de procès, 10 U 7/73, archives départementales du Finistère). Libéré le 9 avril 1906, il est ovationné à Châteauneuf ; une contre-manifestation échoue piteusement »  

  Semaine religieuse de Quimper et du Léon,, 13 avril 1906, Archives de l'Evêché de Quimper 

Le sous –préfet de Châteaulin déplore que « M. Le Bec, l’excellent maire de Landeleau (soit) l’objet des attaques des cléricaux et particulièrement de l’Evêque » 

  Rapport au préfet du Finistère, 1er novembre 1906, ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU FINISTÈRE, 1 M 135

     Cinq mois sans prêtres, donc[pas de troménie en cette année 1906, mais aussi, par ricochet, un effectif  fondant à l’école libre, certains parents s’inquiétant de l’absence prolongée d’encadrement religieux des enfants. Entretemps, l’ex-clergé de Landeleau s’en tire avec les honneurs :

« Manifestation en faveur de l’abbé Le Dantec, ancien vicaire de Landeleau, condamné sur la demande du maire Le Bec : six cents personnes. Ce même lundi dans la soirée, une douzaine de voyous vint chanter l’Internationale et crier : »A bas la calotte ! Les curés, on les pendra ! » devant le presbytère. Parmi eux, un instituteur nommé Pille » 

 Ar Bobl, n° 83, 21 avril 1906

   Le recteur reçoit une lettre que lui adresse le très anticlérical maire Le Bec ; le prêtre  se fait un devoir de communiquer la missive à Ar Bobl, qui, évidemment, la publie :

                                    « Monsieur,

              Je me permets de vous exprimer mes plus profonds respects. La rumeure parosienne ou plutot communale de votre absence ecclésiastique enver cette qualité m’oblige de rappeler ce devoir si précieux pour les catholiques que je désirerai un entretien. L’administration nous est vive et attentive à ce sujet et je préférerai de me mettre à couvert et l’administration n’aurait pas à me réclamer. Bec » (sic)" 

Ar Bobl, n° 82, 14 avril 1906

   Ce charabia truffé de fautes d'orthographe cache mal l'hypocrisie et l'inquiétude de son auteur, le maire de Landeleau Le Bec. Celui-ci semble très désireux de négocier le retour du recteur...  C'est que la population de la commune dissimule de moins en moins son mécontentement. L'absence de prêtres empêche la tenue de toutes les cérémonies. Les messalisants sont contraints d'aller dans une paroisse voisine entendre l'Evangile et communier. Les pascalisants ne peuvent être confessés à temps. Les agonisants ne peuvent être extrémisés et les morts ne peuvent plus passer par l'Eglise. Maints Landeleausiens se rendant à la messe à Collorec ou Spézet essuient la peu chrétienne insulte : "Morc'h Landelo !" ("Cochon de Landeleausien !").

A Spézet:
« Le vicaire Bervas de Spézet est menacé à son tour de poursuites.. Deux paroissiens de Spézet sont condamnés à 50 F d’amende chacun pour « insultes au percepteur chargé de l’inventaire ». celui-ci a déclaré n’avoir pas entendu les paroles injurieuses. Les deux inculpés affirment avoir seulement poussé les cris de « Vive la liberté ! Vive Notre-Dame du Crann ! ! ! » qu’un gendarme aurait traduits par "A bas les voleurs !""  
  Semaine religieuse de Quimper et du Léon, 13 avril 1906



 

  « Loi sur la Séparation de l’Eglise et de l’Etat.

La loi ne soulève pas les incidents auxquels on aurait pu s’attendre. L’encyclique du pape, la lettre des évêques ont été lues dans les églises au milieu de l’indifférence générale. La fermeture des églises, si jamais il en était question, donnerait lieu à des troubles. Mais tant qu’on restera dans le domaine des idées, l’indifférence restera la même. Les paysans qui forment la masse des habitants de cet arrondissement, sont assurément catholiques. Plus superstitieux et plus attachés à d’anciennes traditions que réellement croyants, ils sont imbus d’une foi grossière qu’ils ne raisonnent pas. De ceux qu’on voit, aux soirs d’élections législatives crier dans les rues : « A bas la calotte ! », on peut être sûr que les deux tiers ont fait leurs Pâques et assistaient à la messe du matin. Ils tiennent à certaines pratiques religieuses, mais, à leurs yeux, le clergé perd de plus en plus de son prestige.

     Prêtres et desservants ont eu toutes les maladresses. Ils se sont trop mêlés de luttes politiques et se sont déconsidérés en allant, par exemple, aux élections législatives distribuer des bulletins de vote dans les carrefours. Ils ont abusé des quêtes à domicile, ont trop fait de l’Eglise romaine une entreprise commerciale. Ils ont trop montré que la piété véritable n’était pour eux que chose secondaire, qu’ils exigeaient avant tout la soumission à la hiérarchie catholique, les pratiques extérieures qui montrent la puissance des prêtres et les dons d’argent qui leur permettent de vivre bien plus grassement que les paysans qui les entourent.

  Aussi les paysans bretons qui commencent à s’ouvrir aux idées nouvelles, considèrent-ils la loi du 9 décembre 1905 sans grande passion. Certes, ils protesteraient contre tout acte qui les empêcherait de pratiquer leur culte s’ils en avaient envie, mais il leur est indifférent de savoir comment le curé qui les a si souvent exploités, se tirera d’affaire. Les raisons pour lesquelles le pape refuse les associations cultuelles leur échappent. Pourvu qu’ils puissent fréquenter les églises, si cela leur plaît, le reste ne les touche pas »

 

Rapport du Sous-Préfet de Châteaulin au Préfet du Finistère, 29 septembre 1906, 1 M 135

 

Autre motif d'affrontement: les monuments religieux

 

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                                                  L'Avenir du Morbihan, 15 avril 1905






Dernière modification le 27/03/2016

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