Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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09/08/2017

                                                                                                                                               Page complétée le 19 mars 2016

  •  Danse, immoralité, suspicion..

    Le curé de Plouyé note dans son Journal, en 1908 : « Les festou-noz sont loin d’être inoffensifs. La preuve en est que sur 12 unions contractées cette année, 8 ou 9 ont donné des fruits deux à trois mois après le mariage à l’église. Il paraît que les fiancés sont autorisés par les parents à s’entretenir en particulier jusqu’à quatre ou cinq heures du matin […] 77 baptêmes dans l’année, mais 93 déclarations à la mairie » .

 

   Dans son prêche de juillet 1912, le recteur de Cléden-Poher menace :

« Pardon du Mûr : défense de danser sous peine de suppression de pardon »

     Les sonneurs de biniou figurent au premier rang des "assassins de la religion": dès la fin du 18e siècle, les tableaux de mission les présentent en démons tentateurs et leur instrument à vent comme la trompette du diable..

« Etat moral de la paroisse de Poullaouen en 1911 :

  Sous le rapport des mœurs, la paroisse a mauvaise réputation et de très longue date […]

   Le nombre des enfants illégitimes est de quatre à cinq par an mais il faut ajouter que sept ou huit premiers-nés par an naissent trop tôt après le mariage. On a tendance à se faire marier à la mairie dix, quinze jours avant le mariage religieux [..] On peut craindre que les futurs n’aient des relations coupables. On n’accorde pas les cloches à ceux qui sont passés par la mairie plus de quatre jours avant le mariage religieux ; aussi, en 1911, il n’y eut que deux mariages sur trente-deux qui ne fussent pas en règle.

   Une des causes des mauvaises mœurs de Poullaouen et de toute la région, ce sont les « grandes journées ». [….] Dans la région de Carhaix-Huelgoat, beaucoup de cultivateurs organisent de grandes journées pour presque tous les travaux, même pour la récolte de pommes de terre. La plupart de ces travaux, le père, la mère, les enfants auraient pu les faire en quelques jours, mais non, on appellera les voisins, les amis. Le travail sera achevé en quelques heures, puis on s’amusera, on boira du cidre jusqu’à une heure avancée de la nuit, on ne rentrera qu’à minuit, deux ou trois heures lorsqu’on sera ivre. On peut penser que, dans ces grandes journées il se tient des conversations où la morale et même la religion sont bafouées, que la jeunesse s’amuse aux dépens de la modestie »

Journal du recteur de Poullaouen

    En septembre 1914, le recteur de Plouyé note avec effarement et désespoir dans son journal : « Cette année, pour des raisons exceptionnelles, nous n’avons pas fait notre quête. Cela ne les empêche pas de dire que nous envoyons beaucoup d’argent aux Prussiens ! »

 

[PNG] Excitation à la débauche JPY 26 02 1905.PNG

Guiscriff: entrefilet paru dans le "Journal de Pontivy et de son arrondissement daté du 26 février 1905

 

Kergloff..

[PNG] Kergloff evasion bagne Courrier29 20 08 1910.PNG                                                                Le Courrier du Finistère, 20 août 1910






Dernière modification le 19/03/2016

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