Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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09/08/2017

d) Deux poids et deux mesures ?

Au sujet de la Caisse des écoles  (but : distribution de fournitures)

« La politique a toujours été la plus meurtrière des oeuvres démocratiques... Ici, les fondateurs de la Caisse qui en majorité sont membres de la Ligue des Droits de l’Homme avaient surtout eu l’idée de porter un coup aux écoles libres. En effet, les enfants de ces écoles libres sont systématiquement écartés des générosités de la Caisse. On a voulu forcer la main aux parents pauvres pour les engager à envoyer leurs enfants aux écoles prétendues neutres..Quoi de plus contraire à la justice et à l’égalité ? Une oeuvre démocratique ne doit pas faire de différence entre élèves pauvres, qu’ils soient des écoles publiques ou des écoles privées. Est-ce que la misère a une opinion ? »

  Un lecteur assidu   Ar Bobl,  n° 125    16 février 1907

 

  « Le Gouvernement est décidé à frapper les instituteurs de l’arrondissement de Châteaulin se livrant à des manifestations internationalistes. Les instituteurs, lorsqu’on mangeait du Moine et de la Bonne Sœur, trouvaient la chose parfaitement à leur goût. Le même Gouvernement les tance-t-il un tantinet, ils crient à l’oppression »

Ar Bobl, n° 41, 1er juillet 1905

 

Plonévez-du-Faou

  « Alain Le Page, directeur d’école à Plonévez du Faou, autorisé à accueillir 19 internes en loge 60 dans son propre appartement et ceux de ses adjoints. Secrétaire de mairie, il tient sous sa coupe le Maire »

Ar Bobl, n° 303,  15 octobre 1910

 

Plonévez-du-Faou – Lettre ouverte d’un père de famille à l’Inspecteur d’Académie

   « J’ai placé mes trois garçons à l’internat libre de Plonévez-du-Faou et j’ai voulu faire coucher dans le même lit mes deux plus jeunes fils comme ils le font à la maison. Mais M. le Directeur s’est montré intraitable et m’a obligé à fournir les trois lits exigés par le règlement.

    Or, j’ai acquis la certitude qu’à l’école communale de Plonévez-du-Faou, certains enfants couchent dans le même lit sans être aucunement parents.

    En présence de la sévérité avec laquelle on traite les uns et du laisser-passer qu‘on affecte à l’égard des autres, vous ne trouverez pas mauvais que je signale cette différence dans l’observation des lois de l‘hygiène dans nos deux écoles  -  Le Moigne, négociant en vins à Plonévez-du-Faou »

Ar Bobl, n° 318, 28 janvier 1911

 

Le fond du problème n'est-il pas dans le contenu (l'éducation dispensée) et non dans le contenant (l'"école sans Dieu" ou l'école des curés"?):

 

« Le XXVe anniversaire de l’école laïque :

          Rien ne vaut un peuple instruit et l’ignorance enfante bien des maux. Ce n’est pas non plus contre la gratuité scolaire que j’écrirai ici. C’est en effet un devoir de solidarité sociale pour le riche de secourir ceux qui sont moins fortunés que lui. A peine nous permettrons-nous de dire que, comme toute bonne chose, cette gratuité a au moins un désavantage : celui d’abolir de la cervelle de l’écolier toute idée de reconnaissance pour des parents qui ne font aucun sacrifice pour son éducation.

      (Cependant) cette loi de 1882 n’a réussi au bout de 25 ans qu’à élever église contre église et à substituer l’évangile de Paul Bert à celui du Christ.

       L’enfance s’habitue à croire que l’homme peut vivre et mourir sans Dieu, en connaissant seulement ses devoirs et surtout ses droits. Ni Platon, ni Thomas More, ni Cicéron n’ont cru que leurs républiques puissent exister sans l’idée divine. Robespierre lui-même ne le crut pas davantage. Il envoya les athées à l’échafaud.

     Aujourd’hui, plus d’un député de 1882 commence à s’apercevoir de l’inconvénient qu’il y a à détruire dans les cervelles populaires la crainte des sanctions futures. N’a-t-on pas dit à ces petits que le seul but de la vie était la jouissance ? Or, placés au dernier échelon de la société, comment arriveraient-ils à réaliser ce but s’ils ne supprimaient pas ce qui les gêne ? L’instruction comprise de cette manière n’a préparé que des citoyens qui n’ont d’autre dieu que leur MOI »    

Ar Bobl, n ° 145,  6 juillet 1907 






Dernière modification le 15/03/2013

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