Ar Bobl (1904 - 1914)

Le journal de Taldir Jaffrennou: "le Peuple"

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09/08/2017

3 - De l'histoire de Bretagne

b- La "Grande Révolution"

 « L’Histoire de Bretagne, de M. Langlois :
La Révolution en Bretagne, chapitre 28 : « La Bretagne républicaine fut admirable : sans l’aide des troupes régulières, elle vainquit les brigands chez elle ; elle repoussa les attaques de Vendéens qui essayèrent plusieurs fois de l’envahir et elle défendit les côtes contre les Anglais. Les républicains bretons méritèrent  bien de la Patrie, car s’ils avaient moins courageusement résisté aux brigands (c’était le nom qu’on donnait aux Chouans), la France était peut-être perdue »
N° 59, 4 novembre 1905

  Ar Bobl retranscrit ici un extrait d’un ouvrage qui donne la version républicaine, jacobine de la guerre civile entre Bleus et Blancs. A noter qu’à Quiberon, en 1795, les soldats du général Hoche écrasèrent  les émigrés royalistes qu’avaient amenés des navires anglais.

 


Scrignac - « Ar Re-C’hlaz a oa bandiou deut euz ar penn all da Franz, soudarded kri ha digar, liberet deuz ar Galeou evid dond da lakat en tan var hon zud koz. Kantoni a reent en eur bourk, an iliz a oa ar c’hartier jeneral ; ac’hanê e c’haloupent ar maeziou evid « rekizisioni » plouz, foenn, saout, kig sall etc. Evel paëmant, Bleuien ar jénéral Ponson a roe asignadou paper » « Les Bleus étaient des bandes venues de toutes les extrémités de la France, des soldats cruels, libérés des galères afin de mettre le feu chez nos ancêtres. Ils cantonnaient au bourg, l’église était leur quartier général. Ils parcouraient la campagne afin de réquisitionner de la paille, du foin, des vaches, de la viande. En paiement, les Bleus du général Ponson donnaient des assignats de papier »
Ar Bobl, n° 61, 18 novembre 1905

 

   L’éternel  thème occupant-occupé… Une originalité : l’assignat, la monnaie de papier dont le pouvoir d’achat diminue de manière accélérée entre 1791 et 1794. C’est la première fois qu’un paysan de Scrignac est payé en images de papier ….Parce que aucun Scrignacien de la fin du XVIIIe siècle n'a jamais entendu parler du "Système" de l'Ecossais (Law, 1720)...



   Plonévez-du-Faou – Extrait des registres et procès-verbaux des séances de la Société populaire de Plonévez-du-Faou – Séance extraordinaire du 26 ventôse l’an second de la République  Une et Indivisible
     « Nous avons à nommer un instituteur de langue française dans cette commune où l’idiome breton est la langue vulgaire. Il sera chargé de faire couler le lait du patriotisme dans le cœur des jeunes personnes des deux sexes. Votre choix ne doit donc tomber que sur quelqu’un qui soit reconnu pour son aversion pour les Aristocrates, les Royalistes, les Fédéralistes, les Egoïstes et Fanatiques de toute espèce »
Ar Bobl, n° 234, 19 juin 1909


 26 ventôse de l’an II : 17 janvier 1794


  Plonévez-du-Faou fut, lors du paroxysme (1793-1794) de la Grande Révolution, une commune où les Blancs étaient majoritaires, où les prêtres réfractaires à la Constitution civile du Clergé trouvaient à se cacher et à célébrer le culte catholique. Cependant, au bourg exista une « société  populaire » de sans-culottes partisans de la déchristianisation, de l’éradication de breton et, partant, de l’école primaire obligatoire pour les deux sexes et d’un enseignement « orienté »….
    Les Fédéralistes désignent les « Girondins » ou « Brissotins » qui désiraient « réduire Paris à un quatre vingt troisième d’influence » (chacun des 83 départements devant peser d’un poids égal dans la prise des décisions concernant l’ensemble des Français). Ce sont là des subtilités dont ne se souciait aucun Plonévézien de 1793.






Dernière modification le 14/03/2013

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